Prévention virus et maladies
Les enfants, et plus particulièrement les nouveau-nés, sont très sensibles aux différents virus et maladies auxquels ils peuvent être exposés. C’est pour les protéger qu’il existe des gestes simples et à la porter de tous que nous vous proposons de retrouver ici.
Vous protéger, c’est aussi protéger vos enfants.

Qu’est-ce que la bronchiolite
La BRONCHIOLITE est une maladie respiratoire très fréquente chez les nourrissons et les enfants de moins de deux ans.
Elle est due le plus souvent à un virus appelé Virus Respiratoire Syncytial (VRS) qui touche les petites bronches. La bronchiolite est une maladie très contagieuse. Le virus circule de manière épidémique entre octobre et mars tous les ans.
Transmission du virus :
Le virus se transmet facilement
- D’une personne à une autre par la salive, la toux et les éternuements.
- Le virus peut rester sur les mains et les objets (comme sur les jouets, les tétines, les “doudous”)
Les adultes et les grands enfants qui sont porteurs du VRS n’ont habituellement aucun signe ou ont un simple rhume. Ainsi, beaucoup de personnes transportent le virus et sont contagieuses sans le savoir.
Conséquences chez l’enfant
Le VRS est le responsable principal des bronchiolites (50 à 70%) associant
- Gêne respiratoire, fièvre, difficulté à manger.
- Parfois otites et pneumopathies.
- Et induit de nombreuses hospitalisations, ou soins.
Tous ne feront pas des formes graves mais l’âge de moins de 3 mois est un des principaux facteurs de risque
Prévention pour la saison 2023/2024
Depuis septembre 2023, les autorités de santé recommandent et remboursent une injection d’anticorps anti VRS (Nirsevimab (Beyfortus®)) qui a démontré :
- Son efficacité sur le nombre de bronchiolites (-70%)
- Sur leur sévérité pour diminuer le risque d’hospitalisation (-78%) et de passage en réanimation
Ce n’est pas un vaccin qui stimule le système immunitaire de l’enfant, c’est un apport passif d’anticorps pour le défendre pendant cette période de fragilité. Plus tard l’enfant rencontrera le virus et il développera ses propres anticorps.
Cette technique d’apports d’anticorps passifs est bien connue car il existe depuis 15 ans des Ac anti VRS dont le coût et les difficultés d’administration limitaient l’utilisation aux patients les plus fragiles (très grands prématurés, maladie cardiaque ou respiratoire…)
Autres mesures préventives :
- Si possible, promotion et soutien de l’allaitement maternel
- Il ne dispense pas de respecter les MESURES BARRIERES qui restent importantes pour prévenir l’ensemble des infections respiratoires.
- Limiter les visites au cercle des adultes très proches et non malades, pas de bisous, ni de passage de bras en bras, pas de visite de jeunes enfants avant l’âge de 3 mois :
- Se laver les mains avant et après contact avec le bébé (notamment au moment du change, de la tétée, du biberon ou du repas) ;
- Laver régulièrement les jouets et doudous ;
- Porter soi-même un masque en cas de rhume, de toux ou de fièvre. Faire porter un masque aux visiteurs en présence du nourrisson ;
- Si le reste de la fratrie présente des symptômes d’infection virale même modérés, les tenir à l’écart du bébé à la phase aiguë de leur infection ;
- Éviter au maximum les réunions de familles, les lieux très fréquentés et clos comme les supermarchés, les restaurants ou les transports en commun, surtout si l’enfant a moins de trois mois ;
- Aérer quotidiennement au moins 10 mn par jour le lieu de vie de l’enfant, en particulier la chambre où il dort, et éviter de fumer à l’intérieur du domicile, en particulier dans la chambre de l’enfant ;
- Éviter l’entrée en collectivité (crèches, garderies…) avant 3 mois, ne pas confier son enfant à une garde en collectivité les jours où il présente des symptômes d’infection virale.

Quand est-il recommandé de l’administrer ?
- Dès le séjour à la maternité pour tous les nouveau-nés à partir du 15 septembre 2023
La durée d’efficacité est de 5 mois
Téléchargez l’affiche du RPAI : Télécharger
Qui peut le prescrire ?
Le médecin en maternité ou votre pédiatre/ médecin traitant en ville
Où pouvez-vous le trouver ?
- A la maternité pour les nouveau-nés dès le 15 septembre 2023
- Dans les pharmacies en ville sur prescription (disponible 4 à 5 jours après la commande)
Quel coût pour vous?
La campagne de prévention est prise en charge à 100% par les pouvoirs publics.
Qui peut l’administrer ?
Votre pédiatre/ médecin ou une infirmière sur prescription médicale.
Quels est le mode d’administration?
Par voie intra musculaire dans la cuisse. Il peut être administré en même temps qu’un autre vaccin.
Quels effets indésirables à craindre?
Ils sont rares, moins de 1% des enfants peuvent développer
- Une éruption cutanée
- Une réaction site d’injection: rougeur gonflement douleur
- Une fièvre
Comme pour tout médicament il existe un risque théorique d’allergie.

Téléchargez le flyer d’informations à destination des familles du RPAI Télécharger
Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site Ameli en cliquant ICI.
Téléchargez la brochure « La bronchiolite je l’évite » de Santé Publique France : Télécharger
Téléchargez le dépliant » Votre enfant et la bronchiolite » de Santé Publique France : Télécharger
Téléchargez la brochure » 1er épisode de bronchite aiguë – Conseils aux parents » de la Haute Autorité de santé (HAS) : Télécharger
La grippe chez les nourrissons de moins de 6 mois
La grippe chez les bébés, en particulier ceux de moins de six mois, est grave, nécessitant le recours à une hospitalisation du bébé.
Comme ils ne peuvent pas encore bénéficier du vaccin contre la grippe jusqu’à cet âge, ils peuvent être protégés :
- par leur mère si elle a été vaccinée lors de sa grossesse ;
- par leurs proches grâce aux gestes barrières ;
- pour les bébés plus fragiles (prématurés porteurs de séquelles pulmonaires, enfants atteints de Cardiopathie congénitale ou de déficit immunitaire congénital), la vaccination de leur entourage.

La coqueluche est une maladie évitable qui est endémique dans le monde entier. Chez les adultes, la coqueluche cause une maladie bénigne semblable à un rhume, suivie d’une toux persistante. Chez les nourrissons, cette maladie peut être , une bronchopneumonie et la mort. Les décès dus à la coqueluche se produisent dans 86 % des cas chez des nourrissons de moins de 4 mois. La stratégie du cocooning, c’est-à-dire la vaccination des adultes en étroit contact avec des nourrissons, est recommandée par de nombreuses agences mondiales et nationales
Dans un contexte de recrudescence marquée de la coqueluche en France depuis le début de l’année 2024, l’HAS rappelle que la vaccination de la femme enceinte constitue le moyen le plus efficace de protéger le nouveau-né et le nourrisson avant qu’ils ne puissent l’être par leur propre vaccination. Elle recommande par ailleurs un rappel vaccinal à toutes les personnes pouvant être en contact rapproché avec des nouveau-nés et nourrissons de moins de 6 mois, si la dernière injection reçue date de plus de 5 ans.
Vaccination :
La vaccination contre la coqueluche est obligatoire pour les nourrissons (depuis le 1er janvier 2018) et recommandée chez les enfants nés avant cette date avec :
- une injection à deux mois et une à quatre mois ;
- un rappel à 11 mois ;
- un rappel à l’âge de 6 ans, puis un rappel entre 11 et 13 ans.
La vaccination contre la coqueluche est recommandée pour tous les adultes ayant un projet parental. Parlez-en à votre médecin ou sage-femme au cours de la consultation préconceptionnelle.
Dans le but de prévenir la coqueluche chez les nouveau-nés et les très jeunes nourrissons avant leur schéma de primovaccination, la Haute Autorité de santé recommande que :
- la vaccination contre la coqueluche soit effectuée chez la femme enceinte à partir du deuxième trimestre de grossesse, en privilégiant la période entre 20 et 36 semaines d’aménorrhée, afin d’augmenter le transfert passif à travers le placenta des anticorps maternels et d’assurer une protection optimale du nouveau-né par les anticorps de sa mère ;
- la vaccination contre la coqueluche soit effectuée pour chaque grossesse, même pour les femmes qui ont été vaccinées peu de temps avant ou lors d’une précédente grossesse ;
- la vaccination contre la coqueluche de la femme enceinte soit effectuée en même temps que la vaccination contre la grippe saisonnière et/ou la Covid-19 (notamment si les campagnes de vaccination contre l’une ou l’autre des deux maladies ont débuté).
Si la mère venant d’accoucher n’a pas été vaccinée pendant la grossesse, elle est vaccinée contre la coqueluche après l’accouchement, avant la sortie de maternité, même si elle allaite son enfant.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site AMELI en cliquant ICI.
La vaccination contre la COVID 19 est recommandée chez la femme enceinte : dans son avis du 17 novembre 2021, le Collège national des gynécologues et obstétriciens français recommande la vaccination de toutes les femmes enceintes, quel que soit le stade de la grossesse.
De manière générale, les femmes enceintes sont plus à risque de développer des formes graves de Covid-19 que les femmes du même âge qui ne sont pas enceintes. Cette plus forte vulnérabilité accroît les risques de complications de la grossesse, la survenue d’accouchement prématuré et de complications pour le fœtus et le nouveau-né chez les femmes enceintes infectées au Covid-19. Une femme enceinte non vaccinée s’expose à des risques majeurs pour sa santé et celle de son enfant.
Foire aux questions COVID et grossesse : ICI.